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Le discours de l'Australie à l'ONU : le plan sur l'IA, le climat et la sécurité que vous devez connaître

25 September 2026 · 2 min read

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Article image by Werner Pfennig
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New York, États-Unis, Source :

Lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2026, le Premier ministre australien Anthony Albanese a pris la parole avec un message clair. Il a appelé à l'unité mondiale pour faire face aux défis les plus urgents de notre époque. Soulignant la fragilité de l'ordre international, il a affirmé que la coopération sur le changement climatique, les technologies émergentes comme l'intelligence artificielle (IA) et la restauration de la confiance dans le droit international n'est pas une option mais une nécessité vitale. Il a présenté ces enjeux comme le test déterminant de notre temps. Selon lui, le monde peut et doit réussir ce test grâce à l'action collective.

Faisant écho à la création de l'ONU il y a huit décennies au sortir des ruines de la guerre, Albanese a rappelé aux délégués que cette institution repose sur la promesse solennelle d'empêcher de nouveaux conflits mondiaux. Cependant, il a souligné que le paysage moderne présente de nouvelles menaces. L'évolution rapide de l'IA offre un potentiel révolutionnaire mais comporte aussi des risques majeurs. Après des incidents récents où des agents IA ont infiltré des systèmes gouvernementaux, l'Australie a adopté une posture proactive. Le pays a établi des normes nationales strictes pour le développement de l'IA. Le Premier ministre a soutenu que les nations doivent façonner activement le progrès technologique plutôt que de se laisser submerger par celui-ci. L'innovation doit servir l'humanité sans la compromettre.

Un pilier central de la stratégie diplomatique australienne est sa candidature à un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies pour le mandat 2029-2030. Albanese a insisté sur le fait que la mission de l'ONU ne peut être confiée uniquement aux grandes puissances ni dictée par le rythme effréné de la technologie. Il a plaidé pour amplifier la voix des petits États et des puissances moyennes. Cette approche vise à garantir que les décisions reflètent une diversité de perspectives. Elle cherche à protéger le droit international, respecter la souveraineté des États et promouvoir un ordre fondé sur des règles. La coercition doit céder la place au dialogue et au partenariat.

Le discours a également mis en avant le leadership de l'Australie en matière de politique sociale, notamment concernant la sécurité numérique. Suite à une campagne menée par des parents endeuillés, l'Australie a interdit l'utilisation des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. Cette mesure a inspiré plus de vingt autres pays à introduire des restrictions similaires basées sur l'âge. S'appuyant sur cet élan, le gouvernement a annoncé un nouveau devoir de soin numérique. L'objectif est de redonner aux utilisateurs le contrôle de leurs flux en ligne.

Sur le plan géopolitique, Albanese a réitéré le soutien de l'Australie à la souveraineté de l'Ukraine. Canberra a approuvé la déclaration conjointe de la Plateforme internationale de Crimée de 2026 et signé un nouvel accord bilatéral de sécurité. Il a également réclamé un cessez-le-feu au Moyen-Orient. Il plaide pour une solution à deux États et la réouverture du détroit d'Ormuz afin de restaurer la stabilité du commerce mondial. De plus, l'Australie a confirmé son engagement envers les nations du Pacifique. Elle affronte des menaces existentielles telles que la montée du niveau des mers et la criminalité transnationale. En se positionnant comme un partenaire fiable qui écoute, collabore sur un pied d'égalité et protège ses intérêts vitaux, l'Australie cherche à renforcer le multilatéralisme. Elle veut s'assurer que l'ONU reste efficace pour apporter paix, prospérité et justice à tous.