Démystifier la combustion des graisses : comment la masse maigre détermine le métabolisme chez les hommes et les femmes
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Guadalajara, Mexique, Source :
Pendant des décennies, le monde du fitness a suivi une idée reçue sur la façon dont les hommes et les femmes brûlent les graisses. La sagesse dominante affirmait que les hommes bénéficiaient d’un avantage biologique pour oxyder les graisses pendant l’exercice. Cette croyance reposait souvent sur des niveaux plus élevés de testostérone et une masse musculaire squelettique plus importante. Une nouvelle étude publiée en octobre 2026 renverse complètement cette narration. Elle révèle que cet avantage masculin perçu n’est pas dû à une biologie supérieure mais simplement à la taille du corps.
Des chercheurs de l’Université de Guadalajara se sont associés à des partenaires internationaux pour examiner ce sujet. Ils ont analysé les données de 37 athlètes de compétition issus de divers sports. L’équipe a utilisé la densitométrie biphotonique par rayons X pour mesurer avec précision la composition corporelle. Elle a également eu recours à la calorimétrie indirecte pour suivre les réponses métaboliques lors d’une course sur tapis roulant progressive. Leur objectif était de déterminer si la masse maigre influence différemment l’oxydation des substrats entre les sexes.
Les résultats étaient frappants mais simples. Les hommes présentaient effectivement des taux absolus plus élevés d’oxydation maximale des graisses. Cependant, cette différence disparaissait totalement lorsque les données étaient normalisées par rapport à la masse maigre. Par kilogramme de tissu maigre, les hommes et les femmes montrent des capacités quasi identiques à oxyder les graisses. Cette découverte résout un débat important dans la science du sport concernant le fait que la qualité ou la quantité de tissu maigre soit responsable des différences métaboliques.
L’étude confirme que l’avantage masculin en matière de combustion absolue des graisses provient principalement du fait que les hommes possèdent davantage de tissu maigre métaboliquement actif. Leurs muscles ne sont pas intrinsèquement meilleurs pour traiter les graisses. De plus, l’intensité à laquelle l’oxydation maximale des graisses se produit ne présentait aucune différence significative entre les sexes. Cela suggère que les prescriptions d’entraînement basées sur les seuils métaboliques peuvent être tout aussi efficaces pour les deux genres lorsqu’elles sont ajustées à la composition corporelle individuelle.
La recherche a mis en lumière une interaction nuancée avec l’adiposité qui ajoute de la profondeur aux résultats. Le pourcentage de graisse corporelle a agi comme un modérateur spécifique au sexe mais dans des directions opposées. Chez les hommes, un taux de graisse corporelle plus élevé était associé à une augmentation de l’oxydation des graisses. Cela peut s’expliquer par une plus grande disponibilité des acides gras circulants provenant des dépôts abdominaux. À l’inverse, chez les femmes, un taux de graisse corporelle plus élevé était lié à une réduction de l’oxydation des graisses. Des facteurs hormonaux et le stockage des triglycérides dans les cellules musculaires jouent probablement un rôle ici plutôt que leur libération dans le sang.
Ces insights offrent des implications pratiques profondes pour les athlètes et les professionnels de la forme. Les données suggèrent que personnaliser les zones d’entraînement en fonction de la masse maigre pourrait être plus efficace et plus simple que d’appliquer des corrections générales basées sur le sexe. Bien que l’étude souligne l’importance de considérer la composition corporelle plutôt que les stéréotypes de genre, elle met également en évidence la nécessité d’approches personnalisées. Les recherches futures visent à explorer davantage ces mécanismes à l’aide de traceurs isotopiques stables et de l’imagerie musculaire. Cela permettra de quantifier directement les sources d’acides gras et de dépasser les estimations globales pour comprendre les moteurs cellulaires de la performance d’endurance.