Jour 2 de l'Assemblée générale de l'ONU : pourquoi la réforme du Conseil de sécurité est la clé de la stabilité mondiale
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New York, États-Unis, Source :
Le deuxième jour des débats annuels de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2026 a mis en lumière un monde profondément divisé par les conflits. Les dirigeants mondiaux ont également révélé une conscience accrue de leurs vulnérabilités interconnectées. Leurs évaluations de l'efficacité de l'ONU divergeaient nettement. Certains voyaient l'organisation comme une tribune indispensable au dialogue. D'autres l'accusaient de ne pas garantir la sécurité collective.
Cette fracture idéologique était particulièrement visible dans les propos du président argentin Javier Milei. Il a dénoncé l'incapacité de l'ONU à empêcher les guerres. À l'inverse, le président tchèque Petr Pavel a défendu l'Organisation. Il la jugeait essentielle pour maintenir les canaux de communication entre les adversaires.
La guerre en Ukraine restait l'épreuve ultime de la pertinence de l'ONU. Les dirigeants d'Europe de l'Est ont souligné que l'invasion totale par Moscou menaçait non seulement la stabilité régionale. Elle mettait aussi en péril la sécurité alimentaire mondiale via les attaques contre les ports de la mer Noire. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a présenté des statistiques accablantes. Selon lui, la Russie aurait perdu près de 250 000 soldats entre janvier et août 2026. Le président estonien Alar Karis a qualifié cette agression d'atteinte majeure à la raison d'être de l'ONU. Le président letton Edgars Rinkēvičs a quant à lui mis en garde contre les débordements de l'instabilité ukrainienne au-delà des frontières.
Au-delà de l'Europe, le débat a montré comment les conflits lointains génèrent des conséquences locales partout dans le monde. Le président dominicain Luis Abinader a noté que les guerres en Europe et au Moyen-Orient impactaient directement les prix de l'alimentation et de l'énergie dans son pays. Il a aussi alerté sur les réseaux criminels qui trafiquent armes et personnes en Haïti. Il a lié cette instabilité régionale à des menaces sécuritaires plus larges. De son côté, le président iranien Masoud Pezeshkian a condamné les attaques visant son pays. Il a accusé la communauté internationale de double standard concernant les capacités nucléaires. Il a contrasté la situation de l'Iran avec les actions d'Israël à Gaza.
Malgré ce chaos, certains dirigeants ont proposé des récits de reprise et de coopération. Le président syrien Ahmad Al-Sharaa a affirmé que la Syrie se relevait. Il a cité les efforts de reconstruction et le retour de 3,5 millions de réfugiés. Mohamed Al-Menfi, en Libye, a appelé à un État uni et à une Méditerranée axée sur le commerce et la sécurité. En Asie centrale, Saida Mirziyoyeva, en Ouzbékistan, a signalé un changement de paradigme. Les voisins sont désormais vus comme des partenaires plutôt que comme des menaces. Le chypriote Nikos Christodoulides a exhorté à des négociations concrètes sous l'égide de l'ONU pour résoudre le partage de l'île.
Un thème récurrent a été la demande renouvelée de l'Afrique pour une réforme du Conseil de sécurité. Le président kényan William Ruto a soutenu que la structure actuelle reflète les réalités géopolitiques de 1945 et non celles d'aujourd'hui. Il a rappelé que les 54 pays africains représentent un quart des membres de l'ONU sans disposer d'un siège permanent. Le roi Mswati III d'Eswatini a rejoint cet appel pour une représentation équitable et un soutien accru aux initiatives de paix africaines. Alors que le débat se poursuivait, la question centrale demeurait. L'ONU pourrait-elle adapter ses structures face aux défis modernes tout en offrant une paix et une sécurité tangibles ?